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dimanche, 09 janvier 2011

Le 23 janvier : la rue peut aussi dire non ?

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Voici un autre "coup de gueule" de Kris Janssens, journaliste à a VRT s'exprimant dans ce cas-ci à titre personnel, en vidéo cette fois. La traduction se trouve ici.

Depuis quelques jours, les réactions des citoyens belges fusent en effet dans tous les sens et sont accompagnées, pour la plupart, de sentiments de malaises, voire de ras-le-bol par rapport à ce "cirque politique" qui a atteint un sommet de médiocrité et qui "fatigue" pour reprendre les mots de certains éditoriaux. Une manifestation est d'ailleurs occupée à s'organiser en vue de protester contre la tournure folle et irresponsable des négociations en cours.

"No Governement, Great Country", tel est le titre de cet événement créé sur Facebook pas plus tard que ce week-end. Le dimanche 23 janvier, ceux qui désirent qu'un gouvernement en Belgique voit enfin le jour sont conviés à se rassembler, pacifiquement, à Bruxelles.

Pour le moment, aucun mouvement citoyen ne soutient cette manifestation et les autorisations n'ont pas encore été délivrées, explique Thomas Royberghs, l'un des deux créateurs de l'événement sur le réseau social le plus utilisé en Belgique.

Rien n'est officiel donc, mais le mot se passe vite sur la Toile. Le site officiel de la manifestation vient de se mettre en place : http://230111.be. Ceci favorisera peut-être une meilleure cohérence de l'initiative. Car il faut aussi savoir qu'une autre manifestation a également lieu le 23 janvier, par d'autres personnes : le Collectif Manifestement.

C. H.

N'hésitez pas à nous envoyer vos Politic Twist sur politic.twist@gmail.com

 

Commentaires

Merci pour ces quelques minutes d'indignation, je pense aussi qu'il faudra bientôt envisager de confisquer la politique au politiciens pour revenir vers de la logique.

on est en train de saborder un des pays les plus prospères au monde pour satisfaire l'égo de quelques sombres politiquards

retrouvons la capacité de nous indigner et de dire STOP.

Écrit par : Didier G | samedi, 08 janvier 2011

Ah !!!! enfin quelque chose de sensé. Il a raison, manifestons-nous, parce que là vraiment c'est trop.

Écrit par : Nadine | samedi, 08 janvier 2011

Merci à tous de nous suivre sur Politic Twist, certains depuis le début (quelques jours avant le 13 juin).

N'hésitez pas à nous partager vos réactions. Si vous désirez que l'on publie un de vos billets, contactez-nous à politic.twist@gmail.com
Bon week-end.

Écrit par : Claire H. | samedi, 08 janvier 2011

Et si tout cela n'était pas tout simplement prévu ? Planifié ? Certains élus flamands (beaucoup) souhaitent plus ou moins ouvertement une autonomie totale de la Flandre. En tout cas, les plus puissants de leurs élus (démocratiquement).
Sur base d'une frontière linguistique bien rigide, qui incluerait Bruxelles et les communes à "facilités" en Flandre. Point. Pour eux, la notion de droit du sol reste et restera inaltérable, inflexible. La Flandre a cet avantage d'être riche (même si l'Histoire montre que cela peut être tellement éphémère sur la longue ligne du temps), elle a donc tous les atouts, aujourd'hui, pour mener la danse et obtenir ce qu'elle veut, le plus vite possible. Les élus wallons le savent, et font tout ce qui est possible pour freiner ce processus. Pourquoi ? Parce qu'une Wallonie autonome filerait tout droit vers la banqueroute ! Di Rupo et autres ne sont pas plus Belgicains que ça. S'ils défendent une certaine Belgique (éventuellement confédérale), ce n'est que pour pouvoir continuer à obtenir de l'argent venu du Nord (ils appellent ça "solidarité"), au moins via la redistribution de l'IPP et des taxes. Jusqu'ici, ils n'ont fait que gagner ... du temps. Rien de plus. Gagner du temps pour essayer de peaufiner leur plan "B", puisque la séparation semble inéluctable (du côté flamand, c'est leur plan "A", ne l'oublions pas). Les politiques wallons ont sans doute ouvert les yeux trop tard. Quant à Bruxelles, et ses 85% de francophones, son avenir ne passera jamais par un attachement à la Wallonie. Les Flamands obtiendront et leur autonomie (fiscale y compris) et Bruxelles, puisqu'elle est sur le sol flamand. A moins que Bruxelles puisse devenir une enclave européenne, une sorte de district, éventuellement élargi aux seules communes (6) à "facilités" ? Ainsi, la Flandre serait un nouvel état (encore non-intégré à l'Europe, voire non-reconnu), la Wallonie serait la Belgique (état faisant partie des 27, et pouvant continuer à recevoir de gros subsides européens), et Bruxelles serait un micro-état sous tutelle européenne. Après tout, la seule chose qui compte c'est "comment chaque entité pourra être financée". Si chacune peut percevoir des impôts sur son propre territoire, une partie de la question est résolue. Bruxelles pourrait peut-être accorder moins de largesses aux très nombreux fonctionnaires européens qui y vivent et y travaillent, et les soumettre à l'impôt (par exemple). Bruxelles pourrait aussi percevoir une taxe à l'accès (sur un périmètre à déterminer, mais disons "à l'intérieur du ring"), quelle que soit la nationalité et la provenance de "l'accédant", et percevoir une partie des impôts de ceux qui y travaillent mais n'y vivent pas. Dans l'autre sens, Bruxelles pourrait faire en sorte de clarifier la situation fiscale des quelques milliers de ses citoyens qui y vivent mais ont domicilié leur entreprise au Luxembourg (ou dans un autre paradis fiscal). Ceci pourrait d'ailleurs se faire aussi en "Belgique" et en Flandre. Question financement, la "Belgique" (ex-Wallonie) serait en position de demander de l'aide à l'Europe, dans un premier temps. Quant à la Flandre, elle sait qu'elle est (temporairement ?) viable. En tout cas, elle le croit. Peu nous importe, finalement.
Enfin, posons la question aux Germanophones de savoir s'ils veulent rester intégrés à la future Belgique ou devenir eux aussi autonomes à tous points de vue.
Par rapport à l'autonomie politique, rien de plus simple. La Wallonie (devenue Belgique) peut s'écrire une constitution, des lois, fonctionner avec un gouvernement et un président dans un système mono-caméral, en supprimant les arrondissements pour tout rationnaliser sur ses cinq provinces. Un président élu par le peuple (pas par le Parlement) tous les cinq ans. Lequel président désignerait un premier ministre qui composerait son gouvernement. Un scrutin législatif permettrait de composer un parlement. La première fois, en même temps que l'élection présidentielle. Ensuite, en fonction de ce que dira la constitution wallonne (Belge).
Pour Bruxelles, district européen, idem. Mais en gommant tout d'abord la notion de parité entre néerlandophones et francophones (50/50). Président élu au suffrage universel, etc. Et un parlement qui serait le véritable reflet de la population du point de vue linguistique.
La Flandre ? Elle a déjà tout prévu. Pas de souci à se faire pour elle.
Bon, tout ça peut vous paraître naïf. C'est vrai. Mais est-il moins naïf de continuer à croire que la Belgique restera unie dans les cinq années qui viennent ? Est-il moins naïf de croire qu'après plus de 200 jours sans accord nos politiques en trouveront un qui satisfera tout le monde ? Pas sûr.
Ce qu'il faudrait obtenir, quitte à descendre dans la rue, c'est un referendum. Ce mode de scrutin n'est pas prévu, n'existe pas ? Mais il suffit d'avoir le courage de faire une ou plusieurs exceptions. Le tout, dans un referendum, est de poser les bonnes questions, sans tabou, et pour lesquelles la réponse ne peut être que oui ou non.

Écrit par : Jacques | samedi, 08 janvier 2011

@Micheline : Bonjour, je ne comprend pas ce que vous désirez ? Que l'on supprime, oui, mais quoi ? Merci.

Écrit par : Politic Twist | lundi, 10 janvier 2011

Et si tout cela n'était pas tout simplement prévu ? Pas du tout monsieur. Je suis belge, flamande et gantoise. Les flamands ne souhaitent pas l'autonomie mais le départ du Ps. Sans le Ps la Wallonie serait bien plus loin et nous serions tous ensemble a TRAVAILLER pour notre pays.

Écrit par : Elisabeth | jeudi, 20 janvier 2011

Avec le "No government", la neutralité de la manifestation est déjà entachée d'un vice. Comment est-il possible, en étant rattachiste ou séparatiste, de s'inscrire dans cette manifestation. Les étudiants à l'initiative de cette manifestation ne proposent malheureusement pas de solution, d'alternative. Par manque d'alternative proposée, il s'agirait alors de plébisciter l'une des factions et de fustiger l'autre alors que dans une négociation ou dans un conflit, il y a toujours deux antagonistes qui portent chacun leurs responsabilités. La demande, légitime et nécessaire, d'un gouvernement implique, à l'heure actuelle, toujours par manque d'alternative, de recomposer avec ceux là même qui échouent depuis 7 mois. Enfin, depuis des dizaines d'années, ne nous leurrons pas. L'histoire lointaine ou proche ne nous laisse-t-elle pas cette furieuse impression d'une évolution centrifuge? Concernant les initiateurs étudiants, est-il si difficile d'imaginer l'ULB et la VUB comme universités Européennes? Toutes les infrastructures Bruxelloises sont suffisantes pour tendre vers un statut de Capital Européenne pour autant qu'une volonté politique et citoyenne s'affranchissent de vues trop étroites et à court terme. Dernièrement, le message des syndicats va dans le même sens. Que deviendraient la hiérarchie des centrales syndicales dans un contexte de rattachement de la Wallonie à la France ? N'est-ce pas de ce côté qu'il faut chercher les motivations? Les représentations syndicales européennes dans la Capitale Européenne pourraient donner de biens plus grandes dimensions aux revendications locales? Quand au monde culturel, qui commence à s'exprimer, il pourrait craindre, du moins à Bruxelles, une dissolution dans d'autres cultures Européennes. N'est-ce pas justement le terreau d'une culture encore plus riche? La visibilité culturelle locales ne seraient-elles pas plus grande? Osons aller plus loin ! D'autant que nous avons tous les atouts : diversités linguistiques, ethniques, religieuses, politiques, .... Une négociation, par définition, n'est pas possible en étant demandeur de rien. Demandons cette scission avec intelligence. Osons évaluer ! Et nous pourrons alors réellement négocier avec des éléments, des arguments, des demandes. Cela fait tellement peur à ceux qui sont en place (et c'est logique, leur logique). "Séparés, nous redeviendrons amis". (Alters Natives).

Écrit par : AMonAvis | vendredi, 21 janvier 2011

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